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Rétablissement du jour de carence : De miseri rerum

L’an 2018 débute avec son porte containers d’augmentations et de toutes sortes. Augmentations des dépenses, augmentations des charges mais aussi augmentations des pertes.

L’augmentation de la perte du pouvoir d’achat, nous le savons tous, fait partie d’une mécanique de paupérisation pluriannuelle qui doit permettre aux plus riches de réduire les dépenses salariales et faciliter l’acquisition de yachts toujours plus gros. C’est tout de même avantageux, reconnaissent les Thénardiers, de compléter leurs optimisations fiscales d’une main basse sur les traitements de Fantine et Cosette.

Dans la nouvelle action publique, remplaçante de notre bien regrettée fonction publique, il semble tout naturel d’agir dans la même logique. Ne pouvant saisir ouvertement le nourrain, la ruse prête main forte. Une vieille invention digne du musée des horreurs est ressortie de remise, la journée de carence !

Quoi de plus merveilleux ? Quoi de plus logique ? La maladie mène à l’absence au travail, le travail mérite salaire, donc la maladie ne mérite pas salaire. C’est à cet instant que la médecine prête main forte au capital philosophe, l’agent malade devant travailler, son mal se transmet et la maladie devient plurielle.

Cette année donc, la journée de carence est rétablie.